FPB défend l'argumentaire anti-islam


Réponse à Prochoix sur sa critique de l’« argumentaire anti-islam »

(texte mis à jour par une note suite à modification de l'article de Prochoix consécutif à mon droit de réponse non publié par Caroline Brancher).

(texte encore mis à jour par une seconde note suite à re-modification de l'article de Prochoix consécutif à ma première note).

Madame Caroline Brancher,

Sur le site prochoix.org, vous mettez en cause l’« argumentaire anti-islam » diffusé par France-Echos, Occidentalis et Coranix. Je vous prie donc de publier le présent droit de réponse, que je rends également public sur France-Echos, ou de mettre un lien qui y renvoie.

Vous dites :

« Concernant Libertyvox, ce site avait publié, en partenariat avec France-Echos, une sorte d'argumentaire anti-islam.
Cet « argumentaire », qui repose en réalité sur les seules sourates du Coran pouvant être utilisées à charge, s'apparente bien davantage à un manifeste anti-musulman.
Dans cet « argumentaire », un musulman y est notamment décrit comme menteur et falsificateur par définition. Le manifeste explique que les musulmans prennent pour modèle Mahomet, modèle qui est décliné ainsi : la torture, l'assassinat, la pédophilie et le pillage. Selon l'argumentaire, tout musulman est donc voué à être un tortionnaire, un assassin, un pédophile, un pillard.
Télécharger l'argumentaire :
http://www.prochoix.org/cgi/blog/images/operation_SITA.pdf »
(voir note ci-dessous)

1. Liberty Vox n’a jamais « publié, en partenariat avec France-Echos », ce document. Si des participants du forum en parlent, cela ne relève que de leur propre initiative. Il y avait effectivement un partenariat entre Liberty Vox et France-Echos, mais sur d’autres sujets. Je vous prie donc de vérifier vos informations et vos sources. Ce lien que vous établissez à tort vous permet une transition quelque peu artificielle entre ce que vous dites sur des réactions à la nomination de Rachida Dati et notre « argumentaire anti-islam ». Il convient de ne pas tout mélanger pour la clarté des débats.

2. Il s’agit d’un argumentaire « anti-islam » et non « anti-musulman ». Je vous défie de me démontrer que votre interprétation serait fondée, comme par exemple quand vous prétendez qu’« un musulman » (c’est-à-dire « tout musulman » selon ce que vous dites) « y est notamment décrit comme menteur et falsificateur par définition ». J’ai toujours pris le soin de préciser les multiples « définitions » du mot fourre-tout « musulman », dont par exemple l’acception littérale « soumis à l’islam » ne recouvre évidemment pas tous les « nés musulmans » et encore moins les « malgré nous » de l’islam.

3. Quand vous prétendez que, selon ce document, « tout musulman est donc voué à être un tortionnaire, un assassin, un pédophile, un pillard », vous faites un raccourci ou un sophisme infondé. Ce n’est pas le document qui « voue » les musulmans à cela, ce sont les versets coraniques cités et « le beau modèle » Mahomet. Notre formulation est d’ailleurs tout à fait semblable à celle de Robert Redeker, qui explique ce qu’enseigne dangereusement le Coran et l’apologie de Mahomet, mais cela ne signifie nullement – et heureusement – que toute personne élevée dans l’islam cède à ces dangers. Ayaan Hirsi Ali, elle aussi « née musulmane » ne dit pas autre chose quand elle affirme que « le problème, c’est le Prophète et le Coran ». Elle est d’ailleurs la preuve vivante de ce que je viens de dire sur l’islam, Mahomet et les musulmans : on peut résister à une idéologie dans laquelle on est éduqué.

4. C’est dans le même esprit de refuser cette essentialisation de l’islam, qui refuse à tout « né musulman » le libre-arbitre, la liberté de conscience et le droit à la critique de l’islam, que j’ai dit mon désaccord d’avec ceux qui veulent « islamiser » Rachida Dati, et que je fais partie « des internautes » qui l’ont dit sur le forum de Liberty Vox et auxquels vous faites allusion. Vous reprenez d’ailleurs une partie de mes arguments, même si vous les élargissez à des considérations que je n’approuve pas mais auxquelles je ne répondrai pas puisque ni France-Echos ni moi-même sommes mis en cause dans cette partie de votre article.

5. Je vous remercie d’avoir mis « l’argumentaire anti-islam » en lien de votre article (voir note ci-dessous), de manière à ce que tout lecteur puisse juger sur pièce. Je vous informe que ce document a été envoyé à de nombreuses personnalités politiques (dont tous les députés) et religieuses (y compris musulmanes) et qu’aucune d’entre elles n’a pu intenter la moindre action en justice pour « racisme anti-musulman » contre Occidentalis, France-Echos ou Coranix suite à sa publication et aux ragots diffamatoires dans la presse assimilant les auteurs de ce texte à des « nazillons » racistes.

Au-delà de cette mise au point factuelle, je tiens à préciser dans quel esprit constructif je fais ce droit de réponse.

France-Echos et moi-même avons été victimes de nombreuses campagnes de désinformation, où l’on retrouve d’étranges complicités entre ceux qui se laissent aller à des délires diffamatoires et ceux qui instrumentalisent ces personnes ou qui croient à leurs médisances abjectes, voire qui les colportent à des fins partisanes ou personnelles. Ca ne m’intéresse pas de me vautrer dans ce marigot de psychopathes et de « policiers de la pensée » malgré toutes les preuves de ces complicités ; ils se ridiculisent eux-mêmes, et de plus en plus. Leur mensonges que France-Echos a toujours pu démonter point par point ne tiennent pas plus la route que leur théorie diabolisante d’une « nébuleuse raciste d’extrême-droite » qui leur évite systématiquement de répondre aux arguments sur le fond. La méthode chère au Mrap est éculée depuis longtemps, et a d’ailleurs discrédité ceux qui l'ont utilisée. Mais reconnaissons qu’elle eut aussi l’avantage de renforcer par contraste la pertinence de nos arguments et leur diffusion dans l’opinion publique, et de contribuer involontairement à la résistance au terrorisme intellectuel.

Je souhaite de tout cœur que les mêmes clarifications se poursuivent chez les vôtres, à l’heure où, à gauche comme à droite, la rupture entre les démocrates et les nostalgiques de « pensées uniques » passéistes et totalitaires éclate au grand jour.

Et je ne peux, bien sûr, m’empêcher de faire un parallèle entre les dogmes islamiques dénoncés par notre « argumentaire anti-islam » et ces « pensées uniques » avec leurs bras séculiers, les fameuses « polices de la pensée ». Dans tous les cas, il s’agit d’idéologies d’un autre temps, avec leurs rentiers, leurs fanatiques, leurs soldats du clavier. Dans tous les cas, des gens élevés dans ces idéologies respectives ont pris conscience des manipulations dont ils ont été victimes et des dangers qu’elles représentent. Cette résistance commune à l’oppression a fait tomber le masque, par exemple, de ceux qui assimilent Robert Redeker à Oussama Ben Laden, ou de ceux qui assimilent France-Echos à des skinheads racistes. Leur dernière tentative de désinformation consistait à dire :« ils ont la même lecture du Coran que les islamistes », ce qui est confondre les coupables et ceux qui les dénoncent ou en sont victimes, comme si on disait que Jean Moulin avait la même lecture de Mein Kampf qu’Adolf Hitler. Cette diabolisation grotesque ne marche plus, tout comme celle qui a tenté en vain de faire passer Nicolas Sarkozy pour un « fasciste », un « raciste islamophobe » ou un apprenti-dictateur.

Que cela plaise ou non aux anciens rentiers de ces « pensées uniques », les Français ne sont plus dupes et ont compris combien ils en avaient été victimes. Les vieilles recettes ne fonctionnent plus, et c’est d’ailleurs pourquoi je ne prends même plus la peine de répondre à ceux qui réchauffent leurs soupes respectives devenues indigestes. Madame Caroline Brancher, nous avons eu d’autres différends par le passé ; vous aviez dit ce que vous vouliez dire et j’y ai répondu, même si mes droits de réponse furent refusés. Je n'ai pas insisté. Mais si je tiens à réagir à vos commentaires sur notre « argumentaire anti-islam », c’est parce que je pense sincèrement que vous n’êtes pas de ces rentiers et de ces psychopathes que j’ai évoqués, et que vous desserviriez vos idéaux que je respecte, à vous faire le relais de ces personnes à l’heure où nous sortons enfin d’une période noire de « police de la pensée ».

Bien à vous,

Francis Percy Blake, de France-Echos


Note :

Ssuite à la publication de ce droit de réponse sur France-Echos, et que j'ai envoyé à Caroline Brancher et à Prochoix qui ne l'ont pas publié, l'article de Caroline Brancher a été modifié : le lien http://www.prochoix.org/cgi/blog/images/operation_SITA.pdf est devenu http://www.prochoix.org/cgi/blog/images/operation_SITA.zip (voir seconde note ci-dessous), soit un fichier contenant à la fois l'argumentaire et un texte "lisez-moi.txt" que voici :

"ATTENTION:
Cet argumentaire anti-islam ne représente en rien les idées de ProChoix.
Il a simplement été utilisé dans un billet :
http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/05/28/1617-nombreuses-attaques-racistes-contre-rachida-dati

Cet argumentaire provient du site France-Echos que ProChoix a dénoncé dans une série d'articles :
http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/?q=France-Echos"

Ainsi, faute de pouvoir contrer mes arguments, Prochoix tente d'attirer l'attention de ses lecteurs sur les nombreux et interminables vieux textes "anti-France-Echos" publiés par Caroline Brancher, dont j'avais pourtant dénoncé les procédés dans un droit de réponse (lui non plus pas publié par Prochoix ) :
- attribuer à France-Echos et à ses responsables des textes qui relèvent de réactions de lecteurs ou de citations de tiers souvent en désaccord d'avec nous. (L'authenticité des citations n'est pas vérifiable puisqu'elles ne sont tirées ni du site france-echos.com, ni de caches sur les moteurs de recherche, mais d'un disque dur privé) ;
- fabriquer de fausses insultes à l'encontre des musulmans à partir de critiques du Coran et de Mahomet (comme dans le dernier texte de Caroline Brancher sur "l'argumentaire anti-islam" !) ;
- fabriquer d'une fausse insulte à l'encontre de Caroline Fourest, à partir d'un texte humoristique de France-Echos sur un personnage de fiction tiré d'une émission "Groland" de Canal + ;
- publier en les charcutant totalement des morceaux de correspondances privées entre Caroline Brancher et Chico Ray (et sans autorisation de celui-ci) de manière à fausser le sens de propos échangés, et d'occulter les réponses pertinentes du contradicteur faites aux "arguments" de la rédactrice de Prochoix.

Mon communiqué ci-dessus passait l'éponse sur ces procédés délictueux (que vous pouvez vérifiez vous-même en relisant les pavés de Caroline Brancher) à l'encontre de France-Echos, de Chico Ray et de moi-même. Il est fort dommage que Caroline Brancher, qui collabore dans sa croisade contre nous avec de drôles de loustics, n'ait rien compris ni à l'islam, ni à la double instrumentation dont elle est victime, et qu'elle nous repasse ses plats rassis au lieu de répondre aux arguments pourtant fondés et précis de mon droit de réponse bienveillant que Prochoix n'ose même pas publier. Elle n'a plus comme solution que de réchauffer sa propre "soupe indigeste" qui joue contre son camp . C'est triste pour elle. Tant pis !

Prochoix, qui a largement participé au "Tout sauf Sarkozy" lors de la campagne présidentielle en copiant-collant des ragots sur l'actuel président de la République et ses proches, illustre ainsi parfaitement le dernier "bloc-note" d'Ivan Rioufol dans "Le Figaro" du 1er juin 2007 :

"Les socialistes ont-ils des idées ? « Je crois que j'ai mené une campagne extraordinaire », a dit Ségolène Royal, dimanche à La Rochelle, coupant court à l'autocritique. Mardi soir, au Zénith, le PS n'a eu d'autre argument à faire valoir pour les législatives que sa nécessaire présence pour la France. « On ne va pas empêcher Nicolas Sarkozy d'être président de la République, on veut l'empêcher de mener sa politique », a expliqué François Hollande. L'éloge du bâton dans les roues.

Voici venue la gauche la plus bête du monde. Après avoir longtemps servi cette amabilité à la droite - souvent avec raison -, celle qui se voulait le phare de l'intelligence se montre dans une délitescence intellectuelle qui s'annonce durable. La guerre des clans, réactivée depuis le 6 mai, en est un symptôme. Incapable d'esquisser une alternative, l'opposition a choisi de « résister », front bas, aux réformes avalisées par une majorité de Français."

(http://www.lefigaro.fr/debats/20070601.FIG000000027_la_plus_bete_du_monde.html)

Je regrette une fois de plus voir des personnes ainsi trahir leurs idéaux en s'accrochant à ce que j'ai appelé "le radeau de Jaurès" sur France-Echos, tout en me réjouissant de constater la justesse de mes analyses. Jean Jaurès qui disait pourtant :

"Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."

Des militants de gauche ont fait enfin leurs ces paroles. Les autres choisissent de se noyer dans un jusqu'au-boutisme suicidaire. C'est leur droit, et finalement ils rendent service aux premiers et aussi à nous, en emportant avec eux les scories de leurs idéologies agonisantes, de leurs procédés mrapesques et ubuesques, de leur défunte "police de la pensée" et de leurs rentes médiatiques. Bon débarras.

Terminons par une note d'humour pour nous distraire de ce triste naufrage. Voici un échange savoureux entre Caroline Fourest et Robert Redeker sur les ondes de RMC, le 24 janvier dernier, et que j'avais oublié de commenter sur France-Echos. Il éclaire totalement tout ce que je viens de dire :

Téléchargez le mp3 en cliquant ici (1 Mo)

(Jean-Jacques Bourdin n'ait pas redonné la parole à Caroline Fourest suite à la réponse de Robert Redeker. Dommage !)

Nous en avons d'autres comme ça. Nous avons décidé de les regrouper dans un "CD collector" avec le "best of" de France-Echos et quelques documents inédits, mais vous comprendrez que nous ayons d'autres priorités. Allez, un dernier pour la route ! Une réponse de Caroline Fourest à un internaute du site du Nouvel Obs, avec une illustration de notre amie Porkinette :

"Question de : patrick (postée le 06/12/2005 à 15h51) bonjour, pensez vous que l’islam constitue un danger pour la république de part son imcompactibilité avec les valeurs républicaine?

Réponse de C.Fourest Absolument pas. L’islam n’est pas incompatible avec les valeurs républicaines, pas plus que n’importe quelle autre religion. Dans mes conférences, je me bats pour rappeler à ceux qui seraient tentés de penser que l’islam est moins compatible avec la démocratie que le christianisme n’a jamais voulu la laïcité même s’il est écrit de "rendre à César ce qui est à César dans la Bible". Nous avons dû lui arracher ! Et bien dans le Coran, il existe un très beau verset, la sourate de la délibération, qui dit "que les hommes délibèrent entre eux de leurs affaires". C’est une très belle incitation au respect des valeurs républicaines.

Quand j’ai lu le Coran, pour les besoins de mes recherches, j’ai souvent été surprise de son contenu souvent plutôt progressiste. Mahomet s’est battu pour que les femmes héritent (au moins la moitié des hommes), que l’excision soit modérée, il a refusé que l’on marie une fille de force, sans son consentement. Bien sûr, il y a aussi des passages très durs, mais comme dans tous les textes sacrés. Ce sont aux hommes de faire le tri et de garder le meilleur.

L’islam ne pose en soi aucun problème. Seul l’intégrisme menace les libertés et le vivre ensemble."

(http://prochoixparis.canalblog.com/archives/p10-10.html ; hé oui, ils l'ont laissé en ligne !)

Francis Percy Blake, de France-Echos


Note n° 2:

Décidément, Prochoix surveille de près mes réactions, puisque leur article a encore été modifié... suite à ma première note ci-dessus. En effet ils ont remis le lien vers notre "argumentaire anti-islam" http://www.prochoix.org/cgi/blog/images/operation_SITA.pdf à la place de http://www.prochoix.org/cgi/blog/images/operation_SITA.zip juste après la publication de mes explications ci-dessus.

Pourquoi ce va-et-vient ? On peut s'étonner de cette valse-hésitation, mais soyons optimistes : espérons que Caroline Brancher ait compris que le réchauffage de ses vieilles soupes "anti-France-Echos" joue contre elle. Dans ce cas je salue cette prise de conscience prometteuse, et je la remercie de nouveau pour la publicité qu'elle fait à notre "argumentaire anti-islam" en le mettant en ligne sur le site de Prochoix. Je lui suggère même de rendre le lien http://www.prochoix.org/cgi/blog/images/operation_SITA.pdf cliquable sur son site, afin de faciliter la tâche de ses lecteurs.

Et au cas où Caroline Brancher ou ses patronnes changeraient encore d'avis, je vais remettre cet "argumentaire anti-islam" en ligne sur France-Echos, ainsi que notre "argumentaire anti-écoles coraniques et anti-mosquées", et j'invite bien sûr Caroline Brancher à citer également ce second document et à continuer sa pub pour l'opération SITA :

SITA un moment, SITA un timbre alors participe à l'opération SITA !

Je remercie également l'"informatrice" de Caroline Brancher qui a attiré son attention sur le forum de Liberty Vox. Cela a permis aux "militantes" de Prochoix de s'intéresser de près aux discussions qui s'y sont déroulées, ainsi qu'aux dernier MP3 de Rockik.com qui commentent abondamment les opinions de France-Echos et de "Francis Percy Blake" (alias FPB). Voilà une activité dominicale saine et instructive, qui ne peut que contribuer à leur sortie de la "pensée unique" de gauche que je fustige ci-dessus. En effet, il est temps qu'elles adaptent leur production livresque aux évolutions de la société française, si elle veulent sauvegarder leur gagne-pain. Cela devient d'autant plus urgent pour elles que le "parrain" Chirac, le "diable" Le Pen et les "Indigènes de la République" sont devenus hors-jeu et que les Français disent désormais "merde" à tous les terroristes intellectuels. Le catéchisme bien-pensant de la gauche has-been, avec ses fatwas martelant son mythe du Bien et du Mal, c'est bien fini. Il faudra trouver autre chose pour faire marcher la librairie Prochoix.

Francis Percy Blake, de France-Echos